S’il y a vraiment un enfer par Mgr de Ségur

S’IL Y A VRAIMENT UN ENFER

 

 

G2-84519-017-4

Mgr de Segur, L’enfer, 1876

 

Livre papier : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%201106

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Vision de l’enfer de Saint-Thérése d’Avila

 

 

 

 

 

 

Comment on doit demander d’être délivré du mal

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Ce passage du Catéchisme du concile de Trente nous rappelle que si l’action humaine, qu’elle soit politique, économique ou sociale est nécessaire comme moyen de combat, elle ne saurait être efficace sans l’action spirituelle, sans le secours de Dieu, pourvoyeur de toute grâces. Il importe donc de combiner les deux moyens d’action et de reconnaître à Dieu les mérites de toutes victoires.

Catéchisme du concile de Trente :

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En livre : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%20440

 

Chapitre quarante-sixième , page 439

§ I. — COMMENT ON DOIT DEMANDER D’ÊTRE DÉLIVRÉ DU MAL.

Dans la demande précédente nous sollicitons la grâce d’éviter la faute, et dans celle-ci nous prions Dieu de nous délivrer de la peine.

Il ne paraît pas nécessaire ici de rappeler aux Fidèles les maux dont ils souffrent, les ennuis qui les dévorent, les calamités qui les accablent, et par suite le besoin pressant qu’ils ont du secours d’En-Haut. La vie humaine est en proie à toutes Les misères, les écrivains sacrés et profanes sont d’accord sur cette triste vérité qu’ils ont développée de toutes manières. Personne du reste ne peut en douter raisonnablement ; qu’il le sache par sa propre expérience ou par celle des autres. tout le monde est convaincu que Job, cet admirable modèle de patience, n’a rien exagéré. « L’homme né de la femme, dit-il, ne vit que peu de temps, et ce peu de temps est rempli de beaucoup de misères. Il est comme une fleur qui serait foulée aux pieds en naissant, il fuit comme l’ombre, et jamais ne demeure dans le même état. » Nous ne pouvons en effet passer aucun jour sans chagrin et sans afflictions. Notre-Seigneur nous en avertit: « A chaque jour suffit sa peine. » Au surplus, n’était-ce pas assez nous avertir de la misère de notre condition en nous disant que chaque jour il faut prendre notre croix et marcher à sa suite ?

Mais comme chacun sent par lui-même toutes les charges et tous les dangers de la vie, il ne sera pas difficile de persuader aux Fidèles qu’ils doivent demander à Dieu d’être délivrés de leurs maux. Et cela est d’autant plus vrai que rien ne porte plus les hommes à la Prière que le désir et l’espoir d’être à l’abri des maux qui les affligent, ou qui les menacent. nous sommes naturellement portés à recourir à Dieu à l’heure de l’épreuve, et sans aucun délai. C’est pour cela sans doute qu’il est écrit « Couvrez leur visage d’ignominie, Seigneur, et ils invoqueront votre Nom. » Mais si nous nous portons presque spontanément à invoquer le secours de Dieu, dans les périls et dans les calamités, nous avons besoin d’être instruits, par ceux à qui notre salut a été confié, sur la méthode à suivre, pour le faire dignement. Il n’est pas rare en effet de trouver des Chrétiens qui renversent l’ordre établi par Jésus-Christ. Car, en nous ordonnant de recourir à Lui au jour de la tribulation , Il nous a prescrit en même temps l’ordre à suivre pour faire cette Prière. Avant donc de Le prier de nous délivrer du mal, Il nous oblige à Lui demander que son nom soit sanctifié, que son Royaume arrive, en un mot Il veut que nous fassions toutes les autres demandes, qui sont comme autant de degrés pour arriver à celle-ci.

Mais si l’on souffre de la tête, de la poitrine, ou d’ailleurs, si l’on éprouve quelque perte dans ses biens, si les ennemis font des menaces et nous mettent en danger, si la famine, la guerre et la peste se font sentir, aussitôt on voit des Chrétiens qui ne tiennent plus aucun compte des degrés intermédiaires de la Prière et qui songent uniquement à solliciter la délivrance de leurs maux. Une telle conduite est contraire au Commandement de Notre-Seigneur Jésus- Christ: « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu ». Ainsi donc, pour bien prier, il faut tout rapporter à la Gloire de Dieu, même lorsqu’on Lui demande d’éloigner les peines, les calamités et les maux présents.

Lorsque David disait à Dieu: Seigneur, ne me reprenez pas dans votre colère, il ajoutait immédiatement à cette Prière une raison qui prouvait bien l’ardent désir qu’il avait de la Gloire de Dieu. La mort, disait-il , ne garde pas votre souvenir, et qui est-ce qui chantera vos louanges dans le tombeau ? De même lorsqu’il implorait la Miséricorde de Dieu, il avait soin d’ajouter: « J’enseignerai vos voies aux pécheurs, et les impies se convertiront à Vous. » Il faut engager fortement les Fidèles, à l’exemple du Prophète, à prier de cette manière vraiment salutaire, et bien leur montrer la différence qui existe entre la prière des infidèles et celle des Chrétiens. C’est qu’en effet les infidèles prient aussi et avec ardeur. Ils demandent à la Divinité la guérison de leurs plaies et de leurs maladies, ils la supplient de les faire sortir des maux qui les accablent, ou qui les menacent. Mais en même temps, ils placent le principal espoir de leur délivrance dans les remèdes de la nature ou de l’art. Ils vont plus loin même, car ils acceptent sans scrupule les remèdes du premier venu, quand même ils sauraient que ces remèdes ont été préparés avec sortilèges, magie et intervention du démon.

Il suffit pour les déterminer qu’ils aient le moindre espoir de recouvrer la santé. Mais la conduite des Chrétiens est bien différente. Dans leurs maladies, dans leurs adversités, Dieu est leur principal refuge et, à vrai dire, leur seul soutien. Précisément parce qu’ils Le reconnaissent, et L’adorent comme l’Auteur de tout bien, et leur Libérateur, ils n’oublient point que les remèdes n’ont de vertu curative que celle que Dieu leur a donnée, et par suite qu’ils ne sont utiles aux malades qu’autant que Dieu le veut. La médecine en effet vient de Dieu, qui l’a donnée Lui-même aux hommes pour guérir leurs maladies. De là ces paroles de l’Ecclésiastique: « Le très Haut a fait produire à la terre les remèdes, et l’homme prudent ne les dédaignera pas. » Aussi ceux qui appartiennent à Jésus- Christ ne mettent point dans ces remèdes leur principal espoir de guérison ; mais ils se confient surtout en Dieu qui est le Créateur même de la médecine.

C’est pourquoi nos Saints Livres reprennent fortement ceux qui ont trop de confiance dans la science, et ne demandent aucun secours à Dieu. Il y a plus, ceux qui mènent une vie conforme aux préceptes du Seigneur, s’abstiennent de tous les remèdes que Dieu n’a pas destinés à cette fin ; quand même ils seraient assurés de guérir par ce moyen, ils ne laisseraient pas de les avoir en horreur comme des artifices et des enchantements du démon. Il faut donc exhorter les Fidèles à mettre en Dieu toute leur confiance. En nous ordonnant de Lui demander la délivrance de nos maux, ce Père, plein de Bonté, nous donne par là même l’espérance d’être exaucés. nous trouvons dans la Sainte Écriture un grand nombre d’exemples où brille cette confiance dont nous parlons, et qui sont très propres à l’inspirer, même à ceux que le raisonnement ne convaincrait pas. n’avons-nous pas dans la personne d’Abraham, de Jacob, de Lot, de Joseph et de David autant de précieux témoins de la Bonté divine ? et le nouveau testament ne nous montre-t-il pas un très grand nombre de personnes qui ont échappé aux plus grands dangers par la vertu de la Prière ? Aussi bien, nous n’avons pas à les nommer ici. nous nous bornerons donc à rapporter ces paroles du Prophète, bien capables de nous rassurer tous, même les plus faibles: « Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et Il les a délivrés de toutes leurs tribulations. »

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S’il est bien sûr que la religion chrétienne soit la seule vrai religion par Mgr de Ségur

Extrait de la brochure de Mgr de SEGUR « GROSSES VÉRITÉS », disponible aux éditions Saint-Remi : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%20162

 

 

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S’il est bien sûr que la religion chrétienne soit la seule vrai religion

Du moment qu’elle est la vraie religion, elle est la seule vrai religion ;  car il ne peut pas y avoir sur la terre deux vraies religions.

En effet, de deux choses l’une : ou bien deux religions enseigneraient la même doctrine et commanderaient les mêmes choses, ou bien elles enseigneraient des doctrines différentes et imposeraient des lois opposées.

Dans le premier cas, elles ne font pas deux religions distinctes, mais bien une seule ; dans le second, une des deux se trompe nécessairement ; le oui et le non ne pouvant être vrai à la fois sur un même point.

Par exemple : la religion chrétienne enseigne qu’il y a trois personnes en un seul Dieu, que la seconde personne divine s’est faite homme, que le pape et les évêques catholiques sont les ministres légitimes de la religion, et que les hommes doivent les croire et leur obéir s’il veulent sauver leurs âmes; elle enseigne qu’il y a sept sacrements, que JÉSUS-CHRIST est présent dans le sacrement de l’eucharistie, qu’après la mort il y a le jugement suivi du bonheur éternel pour les bons et du malheur éternel pour les méchants, etc.
Voici une autre religion : sur plusieurs ou même sur un seul de ces points, elle enseigne autre chose que la religion chrétienne : il est évident que l’une des deux se trompe.

Or une religion qui enseigne l’erreur, ne fût-ce que sur un seul point, n’est pas, ne peut pas être la vrai religion du Dieu de vérité.
Dieu ne peut pas se tromper, et sa religion, qui est sa parole, son enseignement, sa loi, est également inaccessible à l’ erreur.

Il n’y a donc pas sur la terre deux religions vraies : excepté la religion chrétienne, toutes les religions de la terre sont fausses.Ce sont des altérations plus ou moins complète de la vrai religion.Tout ce qu’on voit en elles de vrai et de bon appartient au christianisme, vient du christianisme.

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Parmi les religions fausses, la moins éloignée de la vrai religion, c’est le schisme russe et grec ; puis la religion anglicane ; puis la religion luthérienne ; puis le mahométisme ; puis le bouddhisme de l’inde et de la chine; enfin l’idolâtrie brutale et le fétichisme des pauvres sauvages.

Les incrédules et les athées sont au dessous de tout cela ; car ils ne conservent pas même la notion d’un Dieu et d’un religion.

En religion comme en mathématiques, la vérité est absolue : ce qui est vrai est vrai ; et quiconque s’écarte de la vérité, ne fût-ce que d’un ligne, tombe immédiatement et nécessairement dans l’erreur.

Bénissions Dieu d’être chrétiens et de posséder la religion véritable.

 

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