Le Christianisme établi-Toutes les objections détruites et tournées en preuves par Mgr Gaume

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Abrégé du catéchisme de persévérance de Mgr Gaume

XXIIe leçon

Q. Que résulte-t-il, aux yeux de la raison, de l’établissement du Christianisme ?
R. Aux yeux de la raison, il résulte de l’établissement du Christianisme : 1° que depuis dix-huit cents ans le monde adore un Juif crucifié, c’est-à-dire tout ce qu’il y a de plus méprisable et de plus odieux.
Q. Continuez la même réponse.
R. Il résulte : 2° qu’en adorant ce Juif crucifié, le monde est devenu beaucoup plus éclairé, beaucoup plus vertueux, beaucoup plus libre, beaucoup plus parfait.
Q. Achevez la même réponse.
R. Il résulte : 3° que toutes les nations ne sortent de la barbarie et de la dégradation qu’en adorant ce Juif crucifié ; que toutes celles qui refusent de l’adorer demeurent dans la barbarie, et que celles qui cessent de l’adorer y retombent.
Q. Ce fait est-il incroyable ?
R. Ce fait est très incroyable, et cependant très certain.
Q. Comment l’expliquez-vous ?
R. Les Catholiques l’expliquent en disant : Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu, Dieu lui-même ; il a triomphé sans peine de tous les obstacles et communiqué au monde ses lumières et ses grâces ; il y a eu miracle ; tout s’explique facilement.
Q, Que disent les impies ?
R. Les impies disent qu’il n’y a pas eu de miracle ; que Notre-Seigneur n’est pas Dieu, mais un Juif comme un autre, et que la conversion du monde est une chose toute naturelle,
Q. Qu’est-ce à dire ?
R. C’est-à-dire qu’il suffit, pour faire changer de religion au monde entier, de prendre un homme, de le crucifier, et d’en envoyer douze autres dire qu’il est Dieu : c’est une expérience que les impies devraient faire pour nous convaincre.
Q. Qu’est-ce à dire encore ?
R. C’est-à-dire encore que les impies, pour ne pas croire au miracle, sont forcés de soutenir la plus grande des absurdités ; car le monde, converti sans miracle par douze Juifs, et adorant un Juif crucifié qui ne serait pas Dieu, est la plus grande absurdité qu’on puisse imaginer.
Q. Que suit-il de là ?
R. Il suit de là que la Religion n’ayant pas pu être établie par la puissance des hommes, l’a été par la puissance de Dieu ; qu’ainsi elle est vraie,
car Dieu ne peut pas autoriser le mensonge.
Q. Que suit-il encore ?
R. Il suit encore que toutes les objections contre la Religion sont fausses, car il ne peut y avoir de vérités contradictoires.
Q. Que suit-il enfin ?
R. Enfin il suit que toutes les objections contre la Religion sont autant de preuves de sa divinité ; car toutes montrent l’extrême difficulté de la persuader au monde, par conséquent la nécessité et la force des miracles qui ont obligé le monde à l’accepter, malgré toutes les passions et toutes les persécutions.

Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, j’ étudierai avec soin les preuves delà Religion

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Du péché originel et de ses suites, ou des blessures de la nature humaine

Extrait du catéchisme de la somme théologique de Saint-Thomas d’Aquin du Frère Thomas Pègues

 

 

 

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Est-ce que cette concupiscence existait dans l’homme selon le premier état où il fut créé par Dieu ?

Non, cette concupiscence n’existait pas dans l’homme selon le premier état où il fut créé par Dieu.

Pourquoi donc se trouve-t-elle maintenant dans l’homme ?

Elle se trouve maintenant dans l’homme, parce que l’homme est dans l’état de chute (q. 81 et 83).

Qu’est-ce que vous entendez par l’état de chute dans l’homme ?

J’entends l’état qui a succédé au premier péché du premier homme, et qui est l’effet de ce premier péché (q. 81, a. 1 ; q. 82, a. 1).

Pourquoi cet état qui a succédé au premier péché du premier homme et qui est l’effet de ce premier péché se trouve-t-il en chacun de nous maintenant ?

Cet état se trouve en chacun de nous maintenant, parce que nous avons reçu du premier homme la nature qui est la nôtre (q. 81, a. 1).

Si le premier homme n’avait pas péché, aurions-nous reçu de lui notre nature dans un autre état ?

Oui, si le premier homme n’avait pas péché, nous aurions reçu de lui notre nature dans l’état d’intégrité et de justice originelle (q. 81, a. 2).

L’état dans lequel nous recevons maintenant du premier homme notre nature est-il un état de péché ?

Oui, l’état dans lequel nous recevons maintenant du premier homme notre nature est un état de péché (q. 81, a. 1 ; q. 82, a. 1).

Pourquoi cette nature que nous recevons maintenant du premier homme est-elle dans un état de péché ?

Parce que nous la recevons de lui telle qu’elle est, en raison même et comme suite de son péché (q. 81, a. 1).

Et comment s’appelle cet état de péché de la nature que nous recevons ainsi du premier homme comme suite de son péché ?

Cet état s’appelle le péché originel (Ibid.).

 

 

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C’est donc par le fait même que nous recevons d’Adam pécheur notre nature dans cet état, que se transmet à chacun de nous le péché originel ?

Oui, c’est par le fait même que nous recevons d’Adam pécheur notre nature dans cet état, que se transmet à chacun de nous le péché originel (Ibid.).

Que comporte cet état de péché affectant la nature humaine en chacun de nous, qu’on appelle le péché originel ?

Il comporte la privation de tous les dons surnaturels ou gratuits, que Dieu avait mis dans notre nature, en la personne du premier homme, notre père commun (q. 82, a. 1).

Quels étaient ces dons surnaturels ou gratuits, dont la privation constitue en nous l’état de péché qui est le péché originel ?

Ces dons surnaturels ou gratuits étaient : d’abord, la grâce sanctifiante avec les vertus surnaturelles infuses et les dons du Saint-Esprit ; et aussi le privilège de l’intégrité qui était attaché à ces dons surnaturels.

Que comportait ce privilège de l’intégrité accordé à notre nature ?

Il comportait la parfaite subordination des sens à la raison et du corps à l’âme.

Que résultait-il de cette parfaite subordination des sens à la raison et du corps à l’âme ?

Il en résultait que l’homme ne pouvait avoir, dans la partie affective sensible, aucun mouvement désordonné ; et que son corps était impassible et immortel.

La mort et les autres misères corporelles sont donc l’effet propre du péché ?

Oui, la mort et les autres misères corporelles sont l’effet propre du péché (q. 85, a. 5).

Comment appelle-t-on les suites du péché du côté de l’âme ?

On les appelle les blessures de l’âme.

Pourriez-vous me dire quelles sont ces blessures de l’âme ?

Ce sont : l’ignorance, la malice, l’infirmité et la concupiscence (q. 85, a. 3).

Qu’entendez-vous par l’ignorance ?

J’entends cet état de l’intelligence ou de la raison qui fait qu’elle se trouve destituée de l’ordre connaturel qu’elle avait au vrai dans l’état d’intégrité (q. 85, a. 3).

Qu’entendez-vous par la malice ?

J’entends cet état de la volonté qui fait qu’elle se trouve destituée de l’ordre connaturel qu’elle avait au bien dans l’état d’intégrité (q. 85, a. 3).

Qu’entendez-vous par l’infirmité ?

J’entends cet état de la partie affective sensible qui fait qu’elle se trouve destituée de l’ordre connaturel à tout ce qui est ardu ou difficile qu’elle avait dans l’état d’intégrité (q. 85, a. 3).

Qu’entendez-vous par la concupiscence ?

J’entends cet état de la partie affective sensible, qui fait qu’elle se trouve destituée de l’ordre connaturel au plaisir sensible modéré par la raison, qu’elle avait dans l’état d’intégrité (q. 85, a. 3).

Ces quatre blessures de la nature sont-elles proprement l’effet du premier péché du premier homme ?

Oui, ces quatre blessures de la nature sont proprement l’effet du premier péché du premier homme (q. 85, a. 3).

Sont-elles aggravées par les péchés personnels des parents et des individus ?

Oui, elles sont aggravées par les péchés personnels des parents et des individus (q. 85, a. 1-2).

Y a-t-il des péchés personnels qui aient une influence particulièrement mauvaise pour amener l’homme à commettre d’autres péchés ?

Oui ; ce sont les péchés capitaux.

Quels sont les péchés capitaux ?

Ce sont : la vaine gloire ; l’avarice ; la gourmandise ; la luxure ; la paresse ; l’envie ; la colère.

Malgré toutes ces causes de péché qui sont dans l’homme et qui proviennent soit du premier péché du premier homme, soit des autres péchés qui ont suivi dans les divers hommes, devons-nous dire que l’homme demeure libre dans ses actes moraux et n’est jamais nécessité à pécher ?

Oui, malgré toutes ces causes de péché qui sont dans l’homme, et qui proviennent soit du premier péché du premier homme, soit des autres péchés qui ont suivi dans les divers hommes, nous devons dire que l’homme demeure libre dans ses actes moraux et qu’il n’est jamais nécessité à pécher.

Que faudrait-il pour que l’homme cessât d’être libre dans ses actes en raison de toutes ces suites du péché ?

Il faudrait qu’elles eussent pour effet de lui faire perdre la raison (q. 77, a. 7).

A moins donc que l’homme perde sa raison, il demeure toujours libre dans ses actes, de telle sorte qu’il dépend de lui de ne pas pécher ?

Oui ; à moins que l’homme perde sa raison, il demeure toujours libre dans ses actes, de telle sorte qu’il dépend de lui de ne pas pécher.

Cette liberté peut-elle cependant être moins pleine et moins parfaite à cause de ces suites du péché, de telle sorte que l’homme, quand il pèche encore, se trouve moins coupable ?

Oui, la liberté de l’homme est moins pleine et moins parfaite à cause de ces suites du péché, de telle sorte que l’homme, quand il pèche encore, se trouve moins coupable ; à moins que ses fautes personnelles soient elles-mêmes pour une part dans cette diminution de sa parfaite liberté (q. 77, a. 6).

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Sépulture et résurrection de Jésus-Christ par Mgr Gaume

 

Abrégé du catéchisme de persévérance de Mgr Gaume

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XIV LEÇON
SÉPULTURE ET RÉSURRECTION DE NOTRE-SEIGNEUR

Q. Quels miracles s’opérèrent à la mort du Sauveur?
R. A la mort du Sauveur, les ténèbres répandues sur toute la terre furent dissipées. Le voile du temple fut déchiré dans toute sa longueur, la terre trembla, les rochers se fendirent, les tombeaux furent ouverts et les morts ressuscitèrent.
Q. Quels effets produisirent ces miracles?
R. A la vue de ces miracles, le centenier qui gardait le Sauveur se convertit, en disant : Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. Les soldats qui l’avaient crucifié s’écrièrent à leur tour : Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. Enfin, un grand nombre d’autres personnes descendirent du Calvaire se frappant la poitrine.
Q. Que firent les chefs de la Synagogue?
R. Les chefs de la Synagogue »vinrent prier Pilate de faire rompre les jambes aux trois crucifiés.Pilate envoya donc des soldats pour faire ce que les Juifs demandaient.
Q. Que firent les soldats?
R. Les soldats rompirent les jambes des deux voleurs ; mais, voyant que Jésus était déjà mort,
ils ne lui rompirent pas les jambes : seulement un des soldats lui ouvrit le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.
Q. Pourquoi tout cela eut-il lieu?
R. Tout cela eut lieu pour accomplir les paroles des Prophètes qui avaient dit, en parlant de l’Agneau pascal : Vous ne briserez aucun de ses os. E t ailleurs : Ils jetteront les yeux sur celui qu’ils ont percé. Or, la figure devait s’accomplir dans le Sauveur, véritable Agneau pascal.
Q. Quels furent ceux qui ensevelirent le Sauveur?

Mise au linceul G.B Dela Rovere 17éme siécle

Mise au linceul G.B Dela Rovère 17éme siècle

R. Ceux qui ensevelirent le Sauveur furent Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ils l’enveloppèrent
de linges avec des parfums, et le déposèrent dans un sépulcre tout neuf, creusé dans le roc, où personne n’avait encore été mis ; puis, ayant roulé une grande pierre à l’entrée, ils s’en allèrent.
Q. Quelles précautions prirent les chefs de la Synagogue?
R. Les chefs de la Synagogue obtinrent de Pilate des gardes qu’ils placèrent auprès du sépulcre ; et avec le sceau public ils scellèrent la pierre qui en fermait l’entrée ; mais tout cela n’aboutit qu’à prouver leur faiblesse et la vérité de la résurrection de Notre-Seigneur.
Q. Comment ressuscita-t-il?
R. Il ressuscita par sa propre vertu : le tombeau s’ouvrit miraculeusement, et les gardes tombèrent à demi morts de frayeur.
Q. A qui le Sauveur se montra-t-il d’abord?
R. Le Sauveur se fit voir d’abord à la sainte Vierge, à Marie-Madeleine, ensuite aux autres saintes femmes qu’il chargea d’annoncer sa résurrection à Pierre et à ses disciples.
Q. Que firent les gardes?
R. Les gardes allèrent raconter ce qui était arrivé aux chefs de la Synagogue, qui leur donnèrent une grosse somme d’argent,en leur recommandant de dire que les disciples de Jésus étaient venus l’enlever à la faveur de la nuit, pendant qu’ils dormaient.
Q. Qu’était-ce que tout cela?
R, Tout cela n’était qu’une fable grossière pour tromper le peuple, et à laquelle les chefs de la Synagogue eux-mêmes ne croyaient pas, puisqu’ils ont persécuté et fait mourir les Apôtres, non pour avoir enlevé du tombeau le corps de leur maître ou prêché faussement sa résurrection, mais seulement pour l’avoir prêchée contre leur défense.

Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux assister à la messe, comme j’aurais assisté sur le Calcaire à la mort de Notre-Seigneur.

m10c1lmtPhoto du Saint-linceul et son négatif

 

 

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